Petite, j’étais la fille gentille, obéissante, toujours responsable de mon petit frère. À la maison, on me valorisait quand j’étais souriante et drôle. Ces rôles m’ont façonnée. Ils ont aussi profondément influencé ma vie d’adulte.

Durée de lecture : 3 min.

J’avais un besoin immense d’être reconnue et aimée. Pour faire plaisir, je ne disais jamais non. J’essayais de réparer les injustices ou de combler les manques que vivaient les autres. Je prenais tout sur moi. Leurs besoins passaient avant les miens… jusqu’à parfois m’oublier complètement.

J’étais « la sympa », toujours de bonne humeur, même quand je n'avais pas le cœur à rire.

Dans ma vie professionnelle, je m’investissais sans compter. Tant que je me sentais utile, je pouvais travailler sans relâche. J’assumais mes responsabilités, et souvent celles des autres aussi. Dire non ? Je ne savais pas. Déléguer ? Difficile. Je pensais être la mieux placée pour tout faire, frôlant souvent le perfectionnisme.

Je fuyais les conflits. Je me souviens de situations où j’aurais dû recadrer des comportements, mais je n’osais pas, ou je m’y prenais maladroitement.

J’avais aussi un besoin insatiable d’apprendre. J’ai suivi un nombre incalculable de formations. Chacune me donnait un sentiment de légitimité... pour un temps. Mais au fond, je ne me sentais jamais assez compétente.

À cette époque, je ne voyais pas que mes comportements, hérités de mon enfance, me limitaient. Je me sentais frustrée, en colère parfois. Et même coupable de ne pas en faire plus. Je ne vous parle même pas du niveau de mon salaire...

Je me ressourçais dans la solitude, mais l’équilibre était fragile. Il a suffi d’une goutte de trop… et mon cerveau a craqué. Burnout.

Cette phase douloureuse m’a appris énormément sur moi. J’ai changé. Pourtant, quand je me suis lancée comme indépendante, une partie de ces anciens rôles restait là, en arrière-plan. Je doutais encore. Je peinais à fixer mes prix, je n’osais pas me mettre en avant, « me vendre » me paraissait presque honteux.

Quatre ans plus tard, la vie m’a arrêtée net. Deux cancers coup sur coup. Et là, j’ai dit stop. Stop à la survie. J’étais passée à deux doigts de la fin. Il était temps de vivre vraiment. De me transformer.

J’ai commencé à faire des liens entre mes anciens rôles et mes comportements. J’ai déconstruit ce qui ne m’appartenait plus. J’ai appris à me respecter. J’ai exploré mon monde intérieur et de là, j’ai créé la méthode Je m’autorise !.

Aujourd’hui, je sais qui je suis. Je sais ce dont j’ai besoin pour être heureuse. J’ai retrouvé confiance en moi, et en la vie. Je m’estime. Je prends ma place. J’aime et je me sens aimée. Et même s’il m’arrive de trébucher encore, je me relève vite. Parce que maintenant, je suis à ma place. Aimée. Respectée.

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Je vous souhaite une belle vie 🔆 !

Nathalie Marmier
Formatrice, coach, auteure et entrepreneure
nathalie@jemautorise.com

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